À dans un an pour le plus triste des anniversaires : Anderlecht, vaincu par l'Union SG en finale, passera bien dix années sans le moindre trophée
Cette décennie de disette, rythmée par un cycle d'éternels recommencements, en dit long sur le chemin que le Sporting doit parcourir. Il devra à nouveau repartir de zéro.
- Publié le 15-05-2026 à 06h42
- Mis à jour le 15-05-2026 à 17h01
Ce qui fera peut-être encore plus mal au sein des rangs mauves, c'est qu'il y a eu de l'espoir, plutôt bien fondé en plus. Et ce, que ce soit avant ou même pendant le match. Si la jurisprudence laissait croire que jamais Anderlecht n'égaliserait après l'ouverture du score de Mac Allister, tombée à un quart d'heure du terme, Cvetkovic aura démontré que tout est possible en finale, probablement encore plus quand elle prend aussi les contours d'un derby bruxellois. Même de voir le petit Serbe et ses coéquipiers prendre les Unionistes à leur propre jeu, sur une phase arrêtée. De quoi prolonger d'une bonne demi-heure les débats. Ou plutôt simplement de retarder les célébrations de la bande à Hubert, candidat au titre d'homme le plus heureux du Roi Baudouin ce jeudi, lui qui avait été remercié 14 mois plus tôt par le Sporting. Une belle revanche.
Non, Verschaeren ne quittera pas Anderlecht avec un trophée dans la poche. Non, Wasilewski, invité de marque, n'a pas vu ce Sporting faire comme Proto, Boussoufa, Frutos, Biglia et lui en 2008, année de la dernière victoire en Coupe des Mauves. Non, l'ère Sibierski ne commencera par sur une belle note. Non, Lukaku, arrivé en tribunes deux minutes après le coup d'envoi, n'aura pas porté chance à son ancien (et futur ?) club. Par contre, oui, la saison prochaine, le RSCA fêtera un triste anniversaire : celui des dix ans du dernier trophée soulevé, celui du titre de 2017 sous Weiler.
La loi du plus fort
Malgré le sursaut anderlechtois à la fin du temps réglementaire, la capitale est jaune et bleu. Supérieure pendant au moins 100 minutes sur les 120 jouées, l'Union SG n'a pas volé son sacre, elle qui a remporté son quatrième trophée en trois ans. Elle a simplement dû se montrer plus patiente que d'habitude. D'autant que M. Van Driessche a pris, après intervention du Var, la décision – justifiée d'après M. Lardot, au micro de DAZN – d'annuler le premier but saint-gillois, inscrit par Burgess en raison de la position de hors-jeu et la poussée de Mac Allister sur Cvetkovic. Dont l'égalisation n'a finalement été qu'anecdotique puisque Fuseini et Rodriguez ont assuré le succès des leurs durant des prolongations où Anderlecht a complètement perdu les pédales. Au point où le score aurait pu être bien plus lourd. La loi du plus fort a prévalu, mais aussi celle du plus concentré et rigoureux. Diarra, auteur d'une perte de balle plus qu'évitable sur le deuxième but adverse, ne dira pas le contraire.
Cette décennie sans le moindre titre, rythmée par un cycle d'éternels recommencements, en dit long sur le chemin qu'Anderlecht doit parcourir. En recommençant pour la énième fois à zéro. Avec, une fois de plus, un nouveau directeur sportif. Mais avant de penser à la campagne suivante et à toutes les questions qui l'accompagnent (le coach, l'effectif, l'Europe…), il faudra surtout veiller à assurer la quatrième place. Histoire d'éviter un barrage contre le vainqueur des Europe playoffs, voire une désastreuse élimination pure et simple des compétitions européennes.
Le technique
UNION SG : Scherpen ; Mac Allister, Burgess, Sykes ; Khalaili, Scoofs, Zorgane (111e Pavlic), Guilherme (91e Niang) ; El Hadj (85e Fuseini), Biondic (65e Rodriguez), Zeneli (78e Van de Perre).
ANDERLECHT : Coosemans ; Camara (103e Kanaté), Hey, Diarra (103e Sardella), Maamar ; Kana (66e Verschaeren), Saliba, De Cat (83e Huerta) ; Degreef (66e Bertaccini), Hazard (89e Sikan), Cvetkovic.
Arbitre : Bram Van Driessche.
Cartes jaunes : De Cat, Mac Allister, Bertaccini, Diarra, Maamar, Fuseini, Van de Perre.
Buts : 74e Mac Allister (1-0), 80e Cvetkovic (1-1), 95e Fuseini (2-1), 100e Rodriguez (3-1).