La France est sur le qui-vive ce 24 octobre : 70 000 policiers et gendarmes seront déployés, près de 500 000 manifestants attendus
Une semaine après les scènes de saccages et de pillages de commerces à Paris, l'État français est sur le qui-vive. 70 000 policiers et gendarmes seront déployés, près de 500 000 manifestants attendus dans les rues de l'Hexagone.

- Publié le 23-10-2026 à 14h47
- Mis à jour le 23-10-2026 à 16h23

Malgré l'interdiction de principe émise par le président français Emmanuel Macron, de nombreuses manifestations auront lieu à travers tout l'Hexagone ce samedi, laissant craindre aux autorités de nouvelles scènes de chaos similaire à la journée du 17 octobre. 450 commerces ont été vandalisés et 228 pillés samedi dernier à Paris, selon nos confrères de Outre-Quiévrain.
Selon le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez, de "nombreux appels à commettre des pillages" circuleraient sur les réseaux sociaux. "De nombreux appels de l'ultragauche et de l'extrême gauche radicale à commettre des exactions", a-t-il assuré en conférence de presse ce vendredi, cité par le journal Le Parisien. Le ministre promet d'être "absolument intraitable" avec les auteurs de violences et "beaucoup de fermeté". Un impressionnant dispositif de sécurité sera d'ailleurs déployé à travers toute la France. 70 000 gendarmes et policiers, 10 000 de plus que samedi dernier, seront mobilisés ce 24 octobre.
La BRI et le Raid
"Il s'agira à la fois des effectifs locaux des différents départements, mais également des effectifs des forces mobiles", précise Laurent Nuñez. Il confirme que le Raid (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion) et la BRI (Brigade de Recherche et d'Intervention) seront mobilisés. Ces unités d'intervention d'élite viennent en renfort de leurs collègues chargés du maintien de l'ordre, mission qu'elles n'exécuteront pas elles-mêmes. Des hélicoptères, des blindés et des lanceurs d'eau seront déployés dans les rues.
Les grandes villes françaises s'adaptent chacune à leur réalité locale. À Lyon, toute manifestation a été interdite. À Lille, des zones d'exclusions ont été dressées, principalement dans le centre-ville. À Limoges, où l'Hôtel de ville a été incendié, les rassemblements de plus de dix personnes dans l'espace public sont interdits du matin au soir. Selon les renseignements territoriaux, quelque 500 000 manifestants sont attendus dans les rues ce samedi.