"Paris est mythique", "Une prestation honteuse", "Immense respect pour Gabriel" : les médias décortiquent la finale de la Ligue des champions
Ce samedi, le PSG est entré dans la légende en gagnant une seconde finale de Ligue des champions de suite. L'occasion de réaliser une petite revue de presse.

- Publié le 31-05-2026 à 12h01
- Mis à jour le 31-05-2026 à 12h50

"Légendaire". Voilà le terme employé par Le Parisien au moment d'évoquer la prestation parisienne ce samedi à Budapest. ""Le mythe succède au triomphe, et les Rouge et Bleu entrent groupés au paradis et arrachent une part d'éternité."
Nos confrères estiment que cette victoire porte clairement la patte de Luis Enrique. "En bricolant la meilleure équipe du monde depuis deux ans avec un matériau qui ne ressemblait pas à un trésor au départ, l'entraîneur espagnol réussit un exploit considérable qui le panthéonise dans l'histoire des entraîneurs."
Effectivement, les mots sont à la hauteur de l'exploit. Depuis le passage à la formule moderne de 1992, Paris n'est que le deuxième club à remporter deux fois de suite la compétition après le Real Madrid.
Pour L'Équipe, "Paris est mythique", a écrit le média sur sa page internet. Ils célèbrent surtout les "Invincibles" dans leur édition du jour. "Paris a mérité de remporter cette finale, encore, parce qu'il a tenté de jouer, même mal", soulignent nos confrères.
Pour Eurosport, cette victoire laissera "Une trace éternelle". "Dans trente ans, quand on se retournera sur le palmarès de la Ligue des champions, les deux titres du PSG raconteront une domination, un style et une époque. Une marque. La marque PSG."

Henry défend Gabriel
En Angleterre, la pilule est forcément beaucoup plus difficile à avaler. En Une, le Times parle de "L'Agonie d'Arsenal". Une photo vaut parfois mieux que des mots : il s'agit de l'image de Gabriel, l'auteur du pénalty raté, qui passe devant la Coupe aux grandes oreilles.
Même idée du côté du Telegraph. Sauf qu'il s'agit de l'une des images fortes, le moment où Marquinhos console son coéquipier brésilien. "Le rêve de Ligue des champions d'Arsenal s'envole", titre le quotidien. "Pas juste. Tout simplement pas juste. […] Il est tout simplement aberrant que l'homme dont on se souviendra pour avoir perdu la finale de la Ligue des champions ait été le meilleur joueur en rouge et blanc", poursuivent nos confrères.
Sur CBS, Thierry Henry a préféré saluer la performance XXL du défenseur central. "J'ai toujours du respect pour celui qui prend les pénaltys", a-t-il expliqué. "Je ne sais pas pourquoi c'était lui qui était le cinquième tireur. Mais il l'a fait. La façon dont il a joué toute la saison et ce soir était immense. S'il l'a raté, il ne s'est surtout pas caché."
Une finale "honteuse"
Pour le Mirror, le Brésilien est un "Gunner blessé". Pour le Sun, il s'agit d'un "Art Break", soit un cœur brisé. Il s'agit d'un petit clin d'œil à Mikel Arteta qui a perdu la bataille tactique face à Luis Enrique. "Cruelle désillusion", insiste-lui Sky Sports.
L'ancien milieu de terrain de Chelsea, Craig Burley, a été beaucoup plus offensif que les Gunners pour évoquer la prestation des canonniers pour ESPN. "Prestation honteuse. Le succès d'Arsenal sous la direction d'Arteta cette saison repose sur une défense impénétrable, et les Gunners se sont contentés de reculer et de laisser le PSG avoir la possession du ballon après avoir pris l'avantage en début de match."
Une statistique exprime bien ce sentiment d'impuissance : 24,7 % de possession cumulée sur la rencontre, soit le total le plus faible pour une finale de Ligue des champions. Des chiffres qui veulent tout dire. "À trois reprises, dès le coup d'envoi, ils ont dégagé le ballon en avant comme s'il s'agissait d'un match de rugby. C'est embarrassant. Ils se sont dit : "Vous savez quoi ? On va balancer un ballon haut à chaque coup d'envoi et essayer de gagner." C'était le football des années 80 en Angleterre. Vraiment", a-t-il terminé.
